Cooperation

Coopération

 Fondateurs (économie sociale)
Robert Owen (1771-1858) est considéré comme le père fondateur du mouvement coopératif moderne. Il fit fortune dans le commerce du coton et désirait améliorer les conditions de travail et de vie de ses employés par l'éducation des travailleurs et de leurs enfants, la mise en place de crèches et de villages communautaires... Il mit en œuvre ses idées avec succès dans sa filature de "New Lanark" en Écosse. La première coopérative de consommateurs (magasin coopératif) y fut créée. Cette réussite lui donna l'idée de créer des "villages of co-operation" où les travailleurs pourraient se sortir eux-mêmes de la pauvreté en produisant leur propre nourriture, fabricant leurs propres vêtements et finalement en se gouvernant eux-mêmes. Il tenta de créer de telles communautés à Orbiston en Écosse et à New Harmony, dans l'Indiana aux États-unis, mais sans succès.

Charles Fourier (1772-1837) est l'inventeur des phalanstères. Jean-Philippe Buchez (1796-1866) initia les associations ouvrières de production. Louis Blanc (1811-1882) créa les ateliers sociaux et Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) inspira le mutualisme et l'autogestion.

Voir aussi :

Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon
Frédéric Le Play (1806-1882)
Charles Gide (1847-1932)
Les différents fondateurs de l'économie sociale ont en commun le souci de rechercher des propositions pratiques plutôt que théoriques. Friedrich Engels les nomma «socialistes utopiques».

 Histoire du mouvement coopératif / mutualiste
Article principal : Histoire de l'économie sociale.

 Exemples de coopération
Esprit régnant dans le développement des logiciels libres, ou encore dans l'encyclopédie libre qu'est Wikipédia.

Quand le terme est utilisé en écologie, il signifie que des espèces animales ou végétales vont tirer un avantage de la présence de l'autre, il ne faut pas confondre cette relation optionnelle (dont le terme spécifique en écologie est commensalisme) avec une relation obligatoire, la symbiose.

 Exemple spécifique du mouvement coopératif
Nombre d'associations d'entraide et de sociétés coopératives et mutuelles sont nées dans divers pays dans la deuxième partie du XIXe siècle avec l'éclosion du mouvement coopératif. L'exemple a été repris depuis quelques décennies dans des pays en développement, par exemple au niveau de l'agriculture ou du microcrédit

Juridiquement, une société coopérative est une société privée dont le capital est détenu par ses propres salariés, ses clients ou ses consommateurs qui en élisent le dirigeant. Dans une mutuelle, ce sont les adhérents (les usagers) qui ont ce rôle.

Les porteurs de parts sociales d'une coopérative sont appelés sociétaires, ou coopérateurs-associés, et non pas actionnaires (pour montrer la différence avec les autres sociétés privées). La société, tout en ayant des cadres de direction pour sa gestion courante, élit un conseil d'administration et prend ses décisions importantes en assemblée générale de ses sociétaires selon le principe "un homme, une voix". et non "une action, une voix".

Souvent, les sociétés coopératives s'assemblent en fédérations, selon un système de «pyramide inversée». Le pouvoir émane des sociétaires des caisses de bases (caisses locales en général), elles-mêmes contrôlant par leurs délégués les caisses de 2e niveau (caisses régionales essentiellement), qui contrôlent à leur tour les niveaux supérieurs ("unions" et caisses centrales nationales, fédérations internationales...).Tout en haut, il existe aussi dans chaque pays une union représentative des coopératives.

 Coopération du Service national à l'étranger (CSNE)
Le Service national de la coopération, familièrement appelé «coopé» était l'une des nombreuses formes de service civil existant avant la suspension de la conscription en France.

Effectuer un Service national dans la coopération durait plus longtemps que de le réaliser sous sa forme militaire (mais moins longtemps qu'un service d'objecteur par exemple). Il s'effectuait obligatoirement à l'étranger, soit pour le compte d'organismes dépendants du gouvernement français (ambassades, écoles), soit pour des organismes agrées, ou encore pour des entreprises respectant certaines conditions (actionnariat majoritairement Français etc.). Le service de la coopération donnait lieu à une «indemnité» nettement supérieure à celle octroyée aux appelés effectuant un service militaire.

Initialement auréolé d'une image positive, où l'on voyait le jeune appelé se formant le caractère en donnant 16 mois de son travail à une bonne cause (construction de puits au Sahel etc.), la coopé a rapidement été considérée comme un bon moyen d'échapper au Service militaire, tout en bénéficiant d'une expérience professionnelle valorisable. Ceci d'autant plus qu'un nombre croissant d'appelés de la coopération bénéficiaient à de grandes entreprises.

Tout au long de son existence, le Service de la Coopération a été l'objet d'un débat entre ceux considérant cette forme de service comme utile aux jeunes gens et à la Nation, et ceux le considérant comme une perversion du principe même de la conscription ne visant qu'à fournir de la main d'œuvre bon marché à des grands groupes qui pourraient aussi bien s'en passer.

Presque pour donner raison aux tenants de la deuxième interprétation, le Service de coopération a survécu à la suspension de la conscription en 1996 sous une forme plus souple qu'est le VIE (Volontariat international en entreprise), ou un VIA (Volontariat international en administration).

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